Le service selon M. Larose
Roger Larose, chroniqueur
Mars 2008
Mes patrons viennent tout juste de me transférer d’une succursale de la compagnie au bureau chef. Mon nouveau supérieur me reçoit avec enthousiasme et avant qu’il puisse m’informer sur mes nouvelles tâches, sa secrétaire l’avise que le président veut le voir sur le champ. La secrétaire fut donc chargée de m’escorter à mon poste de travail. Elle m’informe sur la marche normale des choses, m’indiquer où est quoi et quitte.
Je remarque qu’il approche l’heure du dîner. Connaissant un peu les environs, je me dirige vers un restaurant connu. L’hôte me suggère le comptoir, car l’attente est d’au moins une demi-heure pour une table. Au comptoir, on prend ma commande.
J’attends mon repas quand j’entends le nom de mon nouveau patron mentionné. Ma curiosité est piquée : je prête l’oreille et me rend compte que les quatre hommes à une table dans mon dos sont à peinturer mon nouveau patron « noir comme le poêle ». Ils incluent également quelques autres employés de la compagnie que je connais très bien. J’en entends des vertes et des pas mûres : seulement des défauts et des faux pas, aucune qualité n’est mentionnée.
Je finis mon repas et en quittant le comptoir, je photographie mentalement le « quatuor ». À mon retour au bureau, mon supérieur me présente à mes nouveaux compagnons de travail. COUCOU! Je revois le quatuor à la langue sale. Le patron annonce alors des changements de personnel : un sera transféré à une succursale, un congédié et les deux autres sous ma charge… ils sont en enfer.
Morale : si vous tenez absolument à dénigrer vos compagnons de travail où que vous soyez, utilisez leur surnom ou un défaut physique. Il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, où on le dit, comment on le dit et à qui on le dit… Les murs ont des oreilles!